• Fin août, je vous annonçais ici que ma nouvelle 1918, la dernière lettre était en ligne sur le site du concours Nolim.

    Aujourd'hui, elle ne l'est plus. Le concours est terminé et les textes ont été supprimés du site. Une page se tourne...

    Mais j'ai bon espoir que cette nouvelle poursuive sa route, ailleurs. Je n'en dis pas plus pour le moment.

     

    Hier, j'ai posté un autre texte, pour un autre concours : le concours de la micro-nouvelle Radio France. 1000 signes autour d'un thème très vague : "Ensemble". Ce fut un beau défi. J'ai aimé cet exercice et je tenterai à nouveau, je pense, d'écrire des micro-nouvelles.

    Le prix de ce concours sera décerné le 8 novembre. D'ici là, ma micro-nouvelle intitulée Renaissance doit rester inédite. Je sais déjà qu'elle ne gagnera pas, mais je vais respecter les règles du jeu et laisser passer cette date avant de vous la faire lire.

     

    Je n'oublie pas Dylan qui est toujours réfugié chez Albert. J'espère réussir à le sauver du harcèlement dont il est victime. Les vacances scolaires approchent et vont me permettre de consacrer plus de temps à l'écriture.

    A bientôt, donc, pour la suite du feuilleton de notre jeune héros !

     


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  • Sur proposition de l'auteur, j'ai lu en avant-première ce récit historique. Je la remercie chaleureusement pour cette belle découverte car j'ai adoré ce roman. Coup de cœur !

     

    Titre : Le rocher

    Auteur : Elisa Sebbel

    Auto-édition - 28 octobre 2017

    Actuellement en pré-commande

    Chapitre I à découvrir gratuitement ici

     

    Présentation :

    5 mai 1809, cinq mille soldats de l’armée napoléonienne, prisonniers des Espagnols, sont déposés sur l’île déserte de Cabréra, dans l'archipel des Baléares. Parmi eux, vingt et une femmes, dont une jeune cantinière de dix-huit ans qui vient de perdre son mari. Sur tous les visages, la même question : les a-t-on abandonnés à leur propre sort sur ce rocher aride ?

     

    Mon avis :

    Ils ne sont pas naufragés mais ils vont devoir vivre sur une île déserte, une terre de 11 km² avec une unique source d'eau douce et un auxiliaire précieux : un âne qu'ils vont appeler Robinson. Cinq mille Français de l'armée napoléonienne. Parmi eux se trouvent quelques femmes, dont Angélique et Marie, deux amies qui vont se relayer auprès des soldats dans un hôpital improvisé.

    Angélique, la narratrice de ce récit, vient de perdre son mari. Jeune, jolie, elle est convoitée par les hommes. Après une agression, elle comprend qu'elle doit chercher subsistance et protection auprès d'un gradé. Henri, le chirurgien, deviendra son compagnon. Elle n'éprouve pas d'amour pour lui, mais il la respecte et veille sur elle. C'est déjà beaucoup dans cette communauté où certaines femmes ont un destin bien plus tragique.

    Au fil des mois, Angélique nous fait partager son quotidien. Elle traverse des moments difficiles, des deuils. La faim, la soif, le froid l’assaillent. L'état de santé des troupes se détériore et les décès sont habituels. Malgré cela, les hommes organisent leur vie, essaient de se distraire en faisant du théâtre, cherchent des moyens d'améliorer l'ordinaire... Bientôt, la jeune femme trouvera une nouvelle raison de vivre et d'espérer, quand son regard croisera celui d'un bel officier...

     

    C'est un roman historique comme je les aime : une plume douce et sensible, des personnages attachants, un contexte riche, des sentiments forts, des rebondissements... J'avais hâte, chaque soir, de me replonger dans ce récit.

    C'est également un premier roman très prometteur. J'espère que l'auteur, passionnée par l'histoire, en écrira d'autres. Je les lirai avec grand plaisir.

     

    Vous pouvez retrouver Elisa Sebbel sur sa page facebook et sur son magnifique site : https://elisasebbel.weebly.com/ où elle offre aux lecteurs les chapitres 1 et 2 de l'histoire d'Angélique.

     


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  • Après une semaine bien chargée qui ne m'a pas laissé le temps d'écrire, je reprends enfin l'histoire de Dylan. Le premier épisode est ici. Ce sont des premiers jets, écrits chacun en une seule séance, donc soyez indulgents sur le choix des mots et les éventuelles erreurs d'orthographe. Merci. 

     

    Quand Dylan ouvrit les yeux, il était sur un nuage : sa tête reposait sur un oreiller bleu ciel et son corps s'enfonçait dans un lit moelleux qui sentait bon la lessive. Il allait bouger pour se tourner sur le côté, quand il entendit des voix dans la pièce adjacente.

    — S'il te plait, Albert. Laisse-lui au moins le temps de se réveiller.

    — Tu sais bien qu'on n'a pas le droit de le garder ici.

    — Juste quelques heures. Ses parents le croient à l'école, de toute façon.

    Dylan regarda autour de lui. La chambre comportait de vieux meubles en bois foncé, un gros tapis, et il y avait du papier rose sur les murs. La dame se remit à parler doucement :

    — Je t'en prie. Juste quelques heures.

    — Bon, on appellera cet après-midi. Mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose, ni pour lui, ni pour toi. Tu es si fragile.

    — Ne t'inquiète pas pour moi. Mon cœur a de l'amour à revendre depuis Gilles. Et ce petit lui ressemble tant !

    — Je me demande d'ailleurs comment il s'appelle.

    A ces mots, la porte s'entrouvrit. Dylan ferma vite les yeux. Il entendit des pas feutrés sur le tapis, puis il sentit une main douce et chaude se poser sur son front. Une odeur fraiche et fleurie envahit la pièce.

    — On dirait que la fièvre a baissé.

    A l'extérieur, une série d'aboiements furieux se fit entendre. Albert poussa un juron et sortit voir ce que le chien avait débusqué.

    La dame se leva et s'éloigna du lit pour aller regarder par la fenêtre. Dylan en profita pour ouvrir les yeux et la détailler. Elle n'était pas très grande. Ses cheveux blonds et bouclés comme ceux d'une princesse tombaient sur ses épaules rondes. Elle portait une jolie robe à fleurs.

    Elle revint vers Dylan et constata qu'il était éveillé.

    — Bonjour, comment t'appelles-tu ?

    Il lui répondit d'une voix timide.

    — Tu es tombé dans la forêt, tu te souviens ? Repose-toi. Je vais préparer un bon repas qui te redonnera des forces.

    Elle le regardait avec des yeux comme il n'en avait jamais vus. Elle ajouta en souriant :

    — Je suis sûre que tu aimes la purée.

    Il acquiesça. Après avoir caressé sa joue d'un geste tendre, elle sortit de la chambre.

    Dylan se redressa, comme piqué par une aiguille. Assis au bord du lit, il réfléchit vite. Il devait partir avant qu'ils n'appellent ses parents. Si son père apprenait qu'il avait raté l'école, il allait se prendre une rouste. Il chercha ses vêtements du regard. Rien ! Il était en slip et tee-shirt. Et puis, il y avait le chien qui aboyait dehors. Il devait être gros. Et méchant.

    Découragé, brûlant de fièvre, l'enfant s'affala sur le lit, en sanglotant. Sa tête tournait, sa cheville le lançait et son estomac criait famine. Il avisa un verre d'eau près du lit et l'avala d'un trait. Maintenant, il n'avait plus qu'une chose à faire : attendre le repas. Il se recoucha.

    Il sentait une présence, comme si on l'espionnait. Mais il n'y avait plus personne dans la chambre. Avant de sombrer dans un sommeil fiévreux, il vit une volute de vapeur multicolore s'envoler dehors, au coin de la fenêtre.

     


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  • Trois longs doigts effilés se posèrent sur l'épaule de l'enfant. Ils formaient un triangle équilatéral parfait et se teintèrent d'azur au contact du sweat-shirt bleu. Après quelques secondes, le tripode se déplaça vers la poitrine. Nouveau contact, nouvelle auscultation. L'examen suivait un protocole précis : les points de contrôle étaient observés au millimètre près. Quand le sthétoscope arriva sur le nombril de Dylan, la forêt se mit à bruire.

    Alpha s'approcha du groupe en effervescence :

    — Que se passe-t-il ? L'humain s'est-il réveillé ?

    — Non. Mais son activité interne est fort active, lui répondit Oméga.

    — Poursuivez, ordonna Alpha.

    Le silence se fit à nouveau autour du petit humain. Les Zontanos étaient une dizaine à l'entourer, attendant le verdict. Sur les jambes, l'épaisseur du jean gêna la prise d'information. Sigma releva doucement le tissu. L'enfant s'agita à ce contact, battit des paupières et gémit. Psy s'approcha de son oreille et lui murmura quelques mots dans une langue aux sonorités douces et musicales. Dylan s'apaisa, sombra dans l'inconscience et se tourna sur le dos, ce qui facilita la mise à nue de ses mollets. Ils étaient parsemés de taches violacées plus ou moins vives, de traces verdâtres et de larges plaques jaunes. Pas un centimètre carré de peau n'était intact.

    L'auscultation se termina sur une malléole rouge et gonflée. La cheville était prise dans une racine et fut délicatement dégagée pour être reposée sur le sol gelé. Bêta se précipita pour aller chercher de la mousse fraiche sur une souche voisine. Il s'apprêtait à placer ce tampon moelleux sous la blessure quand un cri retentit :

    — Skylos !

    Tous les êtres s'évaporèrent dans la nature, ne laissant derrière eux que des volutes de vapeur multicolore qui se dissipèrent rapidement.

    — Sirius, pas si vite ! Attends-moi !

    La fuite de son chien et l'aboiement qui suivit firent comprendre à Albert qu'il touchait au but. Du moins, l'espérait-il. Il était essoufflé par cette promenade matinale dans la forêt. Une promenade au pas de course dont il se serait bien passé. S'il ne retrouvait pas l'enfant, ou s'il lui était arrivé quelque chose, il serait tenu pour responsable. Il tenta de chasser de son esprit toute pensée négative, mais la culpabilité revint le tarauder. Depuis dix ans, il en avait fait sa compagne d'infortune.

    Un nouvel aboiement lui fit relever la tête. A quelques mètres devant lui, sur le chemin en pente, il reconnut le pull bleu. Le corps gisait inanimé dans la brume. Le chien tournait autour avec une agitation inhabituelle, humant l'enfant à divers endroits et remuant la queue de manière frénétique.

    Qu'avait-il bien pu flairer ?

     


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