• Fables et textes courts

    J'aime écrire des fables, m'amuser à faire rimer les mots, trouver la bonne formule, respecter le nombre de pieds dans chaque vers, compter les syllabes.

    C'est un jeu, une musique.

    N'hésitez pas à lire mes fables à voix haute pour en apprécier toutes les sonorités.

     

    J'écris également des textes courts, fictifs ou autobiographiques.

    Certains d'entre eux sont publiés en ligne sur le site Short Edition.

     

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    Terrain vague qu'ils disent neuf 

    Premier pas résolu

    Empreinte

     

     Image : Evie Shaffer sur Unsplash

     


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  • Votez pour Nino pleure mon dernier texte court en compétition sur Short Édition !

     

     Photo : Alex Hockett sur Unsplash

     

    — Quel trésor ! Il a les beaux yeux bleus de son papa, non ?

    Camille ne dit rien. Le jeu des ressemblances, maintenant. Il ne manquait plus que ça !

    Xavier répond :

    — Si on le laissait se reposer ? Tu veux un café, maman ?

    Ils sortent de la chambre. Avant de les suivre, Camille jette un bref regard au bébé qui gigote calmement dans son berceau. Elle n'a pas prononcé une seule parole mais nul ne semble avoir remarqué son mutisme. Aucune émotion ne se lit sur son visage pâle, chiffonné. Oubliée la femme enceinte épanouie que l'on complimentait pour sa bonne mine. [...]

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    18 décembre

    Nino pleure est en ligne !

    Pour le lire en intégralité (3 minutes de lecture), c'est ici : Short Édition

    Si vous l'aimez, vous pouvez voter pour lui et/ou laisser un commentaire.

    J'ai hâte de lire vos retours. Les premiers avis de lecteurs, très positifs, me touchent beaucoup car c'est ce texte me tient à cœur. J'aime parler des femmes, mettre en lumière leurs fragilités, révéler les failles qui se cachent sous les apparences. ♥

     


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  • Quelques mots, une réflexion personnelle sur le logement, les objets qui nous entourent et nos pratiques numériques... des sujets simples, qui nous concernent tous.

     

     Image : Erda Estremera sur Unsplash

    Acheter une maison

    Ce déménagement ne sera certainement pas le dernier. Mais qui peut dire quand aura lieu le suivant ? Pas avant seize ans, je l'espère. En 2034, donc. Il me semble parfois que la vie est faite de cycles. Seize ans, est-ce quatre cycles de quatre ans ? Nous verrons. Ce qui est certain, c'est que nous aurons bientôt un crédit immobilier à rembourser, un fil à la patte pour les seize prochaines années. Comme je l'avais déjà évoqué dans ce poème, nous avons pris une grande décision : mon compagnon et moi allons devenir propriétaires.

    Acheter une maison, c'est se mettre un fil à la patte, donc. Est-ce un choix délibéré : se lier pour ne plus être tenté de s'envoler ? C'est en tous cas un choix difficile à faire pour toute personne qui, comme moi, est adepte de la liberté. Il faut accepter de s'enraciner, de poser ses valises, de signer un contrat à durée indéterminée avec cette bâtisse qui va nous abriter.

    Lire la suite...


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    — Je te laisse quelques instants, ma puce. Je vais préparer ton café.

    Elle s'éclipsa vers la petite cuisine de son deux-pièces. Restée seule, j'observais la tapisserie fanée, les meubles bien cirés et les pâles photos du passé. Ce salon était un sanctuaire, où jamais rien ne bougeait. Je m'y sentais en sécurité.

    Ma grand-mère revint bientôt, courbée sur une tasse fumante qu'elle posa sur la table. [...]

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    Édition du 4 août 2018

    Ce texte court, initialement publié sur le blog, a été sélectionné par Short Édition pour le Grand Prix du Court Automne 2018.

    Vous pouvez désormais le lire ici : Un café sans sucre

    Image : Ella Jardmin sur Unsplash

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    Pour lire une autre micronouvelle, cliquez ici

     

     


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    Le loup et la brebis

     

    Dans un vaste pré couvert de rosée

    Des moutons gourmands broutaient l'herbe verte

    Sous l’œil fatigué d'un chien de berger

    Qui surveillait peu la prairie ouverte.

     

    Tapi dans l'ombre du bois à cent mètres

    Un loup derrière un tronc dissimulé

    Observait avec un vif intérêt

    Les ovidés fort occupés à paître.

     

    Une brebis du troupeau s'écarta

    Et du loup naïvement approcha.

    Sous le regard luisant de convoitise

    Elle marmonna contre sa bêtise.

    Le prédateur la fixait, immobile,

    Laissant le désir doucement monter.

    — Messire, allez-vous bientôt me manger ?

    Balbutia l'égarée fort docile.

     

    —  Messire, dis-tu ? rit le prédateur

    Tu parles bien et cela est flatteur.

    Je te laisserai poursuivre ta vie

    Si tu berces à nouveau mon ouïe.

    — Comme il vous plaira, joli damoiseau

    Vous trouverez là, dans ce grand troupeau

    La viande tendre de doux agnelets

    Pour ravir votre délicat palais.

     

    Le loup silencieux, la détaillant,

    S'attarda sur ses courbes longuement.

    Puis il ajouta l'air intéressé :

    - Je n'apprécie pas les agneaux de lait.

    Ma préférence, j'ose l'avouer,

    Est pour les fessiers bien développés.

    Tourne-toi donc pour que je vérifie

    Tes jambons qui me semblent bien petits.

     

    La brebis fit volte-face et s'enfuit

    Sans se retourner, loin de l'ennemi.

    Il la regarda partir sans regret

    Jugeant son postérieur maigrelet.

     

    Lorsque son estomac lui rappela

    Que venait de s'échapper son repas

    Il se jura de toujours dévorer

    Toutes les proies sans les évaluer.

     

     

    Moralité

    Mieux vaut saisir les opportunités

    Qui se présentent à soi le matin,

    Plutôt que d'espérer des qualités

    Qui charment l'œil mais ne nourrissent point.

     

    Image : Josh Felise sur Unsplash

     

     


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