• À propos...

     

    Bienvenue sur mon blog !

    Pour en savoir plus sur ma modeste personne, c'est par ici : Qui suis-je ?

    Vous pouvez également lire les interviews parues sur le site de l'Indé Panda : le 9 février 2018 et le 22 janvier 2019.

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    Zia Odet

  • La machine à voyager dans le temps existe. Elle a pour nom : journal intime.

    Ouvrez un cahier, découvrez les mots tracés au stylo-plume d'une écriture ronde et appliquée d'écolière et partez à la rencontre d'un personnage à la fois étrange et familier : vous-même.

     

     

    J'ai eu la curiosité récemment de tourner mon regard vers le passé, mon passé.

    Dans un placard, je suis allée chercher le carton contenant tous mes écrits personnels. Mon premier journal s'ouvre sur une date symbolique : le 14 juillet 1989. L'adolescente que j'étais alors a pris un carnet spécial (vous savez, ceux qui ont une serrure avec une petite clé), a saisi un crayon et a écrit ces mots :
    Je n'ai jamais réussi à tenir régulièrement un journal relatant mes pensées et ma vie. Cependant, j'espère que le présent journal verra la réussite de ce qui n'est encore pour moi qu'un rêve difficile à réaliser. J'espère pouvoir un jour revivre, jour après jour, une partie de mon existence grâce aux écrits qui en resteront. Je souhaite voir mes projets se réaliser et ne pas oublier d'écrire chaque jour à partir du 14 juillet 1989 les faits plus ou moins importants qui marquent ma vie.

    J'étais loin d'imaginer que je relirais ces phrases 30 ans plus tard.

    Ai-je réussi mon pari ? Oui et non. J'écris, c'est certain. Mais pas tous les jours. Ce journal a évolué au fil des années. Sa forme s'est modifiée pour devenir numérique. Son contenu aussi. À 14 ans, j'y relatais des petites anecdotes du quotidien. Puis l'adolescence est arrivée. Mon journal est devenu le confident de mes troubles intérieurs, l'ami qui recueillait mes secrets, la bouée à laquelle je m'accrochais parfois pour ne pas sombrer.

    Il y eut des périodes où je le laissais de côté. Je n'avais pas le temps d'écrire ou n'en éprouvais pas l'envie. Et puis, les forums avaient pris le relais. Ils étaient un autre vecteur pour exprimer par écrit mes tourments, mes joies et mes peines. Ils se sont succédé au fil du temps, sur des sujets aussi divers que la maternité, l'éducation des enfants, la simplicité volontaire, les troubles thyroïdiens, la lecture ou la pédagogie. Si j'aime les forums, qui sont des lieux d'échange et d'entraide, il faut bien reconnaître que les écrits que l'on y dépose sont volatils : aussitôt lus, aussitôt oubliés. Le journal intime a une force supplémentaire : il vous suit, toute votre vie.

    Oh, évidemment, arrivée à l'âge adulte, une fois ma vie "stabilisée", je me suis dit qu'il fallait arrêter. Consigner ses humeurs et ses états d'âme dans un cahier ou sur un écran me semblait être une habitude d'ado qu'il me fallait abandonner. Je n'en avais plus besoin, pensais-je. Je me suis donc lancée dans d'autres formes d'écriture : ce blog, les réseaux sociaux, l'écriture narrative de romans et de nouvelles.

    Actuellement, je reviens à mon journal et j'en reprends le cours. S'il a été un peu délaissé ces derniers mois, il m'apparaît aujourd'hui comme une habitude positive et saine, un moyen simple de poser par écrit le quotidien, d'analyser les situations sociales, de décortiquer les conflits, de mettre à distance les émotions négatives et de savourer pleinement les réussites.

    Et puis, il y a cet aspect formidable : le voyage dans le temps. Retrouver, le temps d'une lecture, la personne que vous étiez il y a 20 ans, n'est-ce pas une belle cure de jouvence ?

    J'ai relu cette semaine mes écrits de jeune adulte, de l'étudiante de 19 ans qui quitte ses parents pour aller poursuivre sa formation à 400 kilomètres de la maison familiale à la future maman de 24 ans installée depuis peu avec son compagnon. Cinq années de ma vie. Denses et troubles.
    J'avais oublié les souffrances d'alors, la solitude, l'importance de l'amitié, les doutes sur ma capacité d'aimer, la douleur des premières ruptures.
    J'avais oublié la charge de travail des études (j'ai eu jusqu'à 36 heures de cours par semaine), les examens ratés, les inquiétudes pour l'avenir, le spectre du chômage, les choix à faire pour l'orientation, la difficulté à trouver un stage, l'indépendance financière si pénible à acquérir, la recherche d'emploi.
    J'avais oublié les débuts tumultueux de ma relation avec l'homme qui allait devenir le père de mes enfants, l'oubli de soi, la dépendance à l'autre, l'envie de fuir, la passion qui enchaîne et aveugle, le bonheur d'emménager enfin ensemble.

    Ces pages se lisent comme un roman. Elles m'ont donné envie d'écrire à nouveau, de valoriser ces traces de vie éparses, de les organiser en un récit vivant, de les modeler pour y créer des personnages, de réécrire l'histoire pour lui donner un autre relief, de partager ces mots durs et magnifiques, tendres et douloureux, évidents et complexes.

    À l'image de la vie.



    Image : Joao Silas sur Unsplash

     

    Et vous, avez-vous tenu, tenez-vous un journal intime ?

     


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    Peut-être avez-vous déjà joué au jeu du portrait chinois ?

     

    Si j'étais un chiffre...

    je serais le 7. Il avance, léger et aérien, en équilibre sur un fil invisible ou sur la ligne d'un cahier. J'aime son écriture manuscrite, qui lui ajoute deux bras pour le stabiliser. Je le choisis souvent pour les jeux de hasard et il apparaît dans les dates de naissance de mes enfants.

     

    Pour découvrir mon portrait chinois et en savoir plus sur ma nouvelle Bal du 14 juillet, rendez-vous sur le site de l'Indé Panda, où ma deuxième interview vient d'être publiée : Interview Zia Odet #2

    Vous comprendrez alors pourquoi cet article est illustré de pommes.

    Et si vous avez 3 autres minutes de lecture à me consacrer, je vous invite à découvrir mon texte court sur la difficulté d'être mère : Nino pleure sur Short Édition. Il a besoin de vos votes pour remonter dans le classement du Grand Prix Hiver 2019.

    Merci !

    Image : Tim Mossholde sur Unsplash

     


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  • Voilà, c'est fini... comme le chante Jean-Louis Aubert.

    J'ai cliqué sur "C'est provisoire. Je reviendrai."

    Et j'ai désactivé mon compte.

    Pour une expérience temporelle. 

     

     

    Pourquoi j'ai quitté Facebook ?

    J'aurais pu cocher la case "Facebook me prend trop de temps". Car ce réseau social était devenu omniprésent dans ma vie. J'allumais mon téléphone et hop, un petit tour sur Facebook. Mon ordi peinait à enregistrer un fichier ? Zou, un petit clic sur l'icône bleue pour m'occuper en attendant.

    Une fois la page ouverte, le "journal" défilait sous mes yeux. Les messages de mes amis, les photos, les publicités valsaient et me noyaient le cerveau dans un fouillis indescriptible d'informations, une marée d'images, un tsunami de mots.

    J'aurais pu aussi cocher la case "J'ai des doutes sur la sécurité". Des doutes, j'en ai beaucoup, surtout après avoir lu cet article (daté de 2015, remis à jour en 2017, toujours d'actualité) : Si on laissait tomber Facebook ?

    J'ai été lâche, je l'avoue. J'ai coché "C'est provisoire. Je reviendrai."

    Je reviendrai ? Peut-être. Parce qu'il est difficile de rompre totalement les liens, de briser les habitudes, de tourner la page. J'étais sur Facebook depuis deux ans et j'y ai fait de belles rencontres : des auteurs indépendants, des blogueuses passionnées, des lecteurs curieux...

    J'y découvrais avec plaisir des photos et messages de membres québecois de ma famille. J'aimais ces petits partages, qui me rapprochaient d'eux. Il nous faudra revenir aux bons vieux mails, à une relation épistolaire classique, plus rare mais plus sincère.

    Premier défi : un mois sans Facebook. Un mois pour vivre à un autre rythme, chercher d'autres sources d'information, prendre le large vis-à-vis du numérique. Pour commencer, je teste brief.me pour lire l'essentiel chaque jour en un seul mail. Une idée simple, efficace (je pense), à essayer (le premier mois est gratuit).

     

    Retrouver du temps pour soi

    Quitter Facebook... Bonne résolution de début d'année ? Non, pas vraiment.

    J'ai cliqué par hasard (mais y a-t-il vraiment des hasards, dans la vie ?) sur une icône minuscule qui dormait depuis des semaines au milieu de ma barre personnelle. Je l'avais placée là début 2018 en me promettant d'y revenir. Elle me faisait face chaque jour, je ne la voyais pas, jusqu'à ce petit clic qui a tout changé.

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  • En ce début d'année 2018, mon blog se pare de nouvelles couleurs et devient plus fonctionnel.

     

    Pourquoi ce changement ?

    Le blog a eu 1 an le 30 décembre. J'ai un peu zappé cet anniversaire, car j'étais en pleine phase de correction de mon roman.

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    Il a six mois et commence à se tenir assis.

    Ça tangue un peu.

    Mais son regard porte plus loin.

    Il s'intéresse au monde extérieur.

    Saisit des objets, les observe, les repose.

    Ses gestes sont maladroits.

    Son babil est une musique douce, régulière.

    Les sons l'intriguent, les mots lui plaisent.

    Il élargit son horizon, il teste des goûts différents.

    Les visiteurs lui offrent leur attention et l'encouragent tacitement.

    Peu osent commenter ses progrès.

    C'est trop tôt, peut-être.

     

    Merci, dit l'auteur de ses jours. Vous êtes sept cents à être venus le voir.

    Et si on se donnait rendez-vous en décembre pour souffler la première bougie ?

    Restez présents et n'hésitez pas à participer, aimer, partager.

    Ce blog ainsi grâce à vous grandira.

    Il se nourrit de vos visites, de vos allers... et de vos retours.

     

    Tout simplement.

     


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