• Lectures

     

    Je poste dans cette rubrique quelques chroniques de lectures, parmi les plus récentes. Je suis inscrite sur le forum Partage Lecture où je publie mes critiques sous le pseudonyme de Zia. Et sur Babelio (ZiaO).

     

    J'ai découvert en 2017 les auteurs indépendants. J'en lis de plus en plus. Vous pouvez retrouver ces chroniques en cliquant sur Indés dans le nuage de mots-clés à droite.

     

    Pour en savoir plus sur ce logo et l'auto-édition, rendez-vous sur L'évasion littéraire.

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    Titre : La vie brève de Jan Palach

    Auteur : Anthony Sitruk

    Le Dilettante - 13 juin 2018 | 192 pages

     

    Présentation de l'éditeur :

    Le 16 janvier 1969, l'histoire tchèque n'a qu'un visage, celui, défiguré, calciné, de Jan Palach, étudiant praguois de vingt ans dont l'immolation publique, accomplie en protestation contre l'occupation "fraternelle" des forces soviétiques, vient de sidérer l'Europe. La Vie brève de Jan Palach nous conduit à Prague et c'est l'histoire de ce geste qu'Anthony Sitruk, au fil d'un essai-reportage précis et fervent, nous narre avec une précision de témoin.

    Je remercie l'auteur et les éditions du Dilettante de m'avoir permis de découvrir ce livre dont la couverture, sobre et graphique, est tout simplement sublime.

     

    Mon avis :

    L'an dernier, à l'occasion d'un concours de nouvelles, j'avais lu l'histoire de Jan Palach, un étudiant tchécoslovaque dont j'ignorais tout. Quelques mois plus tard, l'auteur, Anthony Sitruk, m'a contactée pour me proposer de lire son livre. Sa nouvelle était devenue un roman. Du moins, c'est ce que je croyais... et j'avais tort.

    Non, ce livre n'est pas un roman. Ce livre est une enquête, précise, minutieuse sur Jan Palach et l'actualité européenne à l'époque de son sacrifice en 1968-1969 : le printemps de Prague, le pacte de Varsovie, l'invasion russe en Tchécoslovaquie. Vous ne maitrisez pas cette période de l'Histoire ? Rassurez-vous, moi non plus. Et c'est justement tout l'intérêt de ce livre : il nous raconte la succession des événements de façon claire et détaillée, dans un style oral et journalistique. C'est facile à lire, je le reconnais, mais il faut signaler quelques longueurs (énumérations de personnages, phrases interminables...) et j'avoue que j'aurais préféré une écriture plus littéraire.

    Le narrateur est allé à Prague en janvier 2018, sur les traces de Jan Palach, martyr et héros dans son pays. Il a cherché articles de journaux, reportages, traces et témoignages pour tenter de comprendre comment cet étudiant de 20 ans avait pu en arriver à ce geste terrible : s'immoler sur la place Venceslas. Quelles étaient ses motivations ? Était-il fou ? Que voulait-il dénoncer ? Allait-il être la première torche d'un mouvement appelé à prendre plus d'envergure après sa mort ? C'est à toutes ces questions qu'Anthony Sitruk nous invite à réfléchir dans son livre.

    J'ai apprécié la découverte de ce monde asphyxié par la domination soviétique et approuvé la volonté de cet étudiant de 20 ans de réveiller le peuple de son pays. Mais j'avoue qu'à l'issue de cette lecture, ce sont les regrets qui dominent. En tant que lectrice de romans historiques, j'aurais aimé lire un vrai récit, avec des personnages forts, pour m'attacher à Jan et entrer dans sa tête, dans son cœur, éprouver ce sentiment patriotique puissant qui l'a poussé à sacrifier sa vie. Ici, dans cette enquête, dans ces lignes écrites par un narrateur journaliste, Palach reste distant.

    En fin d'ouvrage, dans un chapitre intitulé Addendum : Hélèna, l'auteur a ajouté la nouvelle qu'il avait écrite en 2017, dont la narratrice est Héléna Zahradníčková, l'amie de Jan Palach à l'époque. Le point de vue féminin, l'intimité des derniers instants avec Jan, puis la douleur à l'annonce de son geste et le deuil qui ont suivi sa mort donnent une dimension plus intense à l'histoire. C'est ce ton, cette proximité que j'aurais aimé retrouver dans tout le livre.

    Je m'interroge désormais sur Jan Palach et il me semble avoir plus de questions que de réponses (sur son enfance, les stigmates de la guerre dans les pays de l'Est, la vie des jeunes à l'époque, les conséquences de l'occupation soviétique sur le quotidien des hommes et des femmes...) Un film biographique est sorti en République tchèque le 21 juin 2018. Souhaitons qu'il puisse être diffusé en version française sur nos écrans pour donner du relief à cette lecture et fournir des pistes de réponses.

    Enfin, pour ceux qui s'intéressent à cette période et qui ont l'occasion d'aller en Normandie, signalons que le Mémorial de Caen, musée pour la Paix, présente un vaste espace d'exposition dédié à la Guerre froide :

    http://www.memorial-caen.fr/le-musee/la-guerre-froide

     


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  • Titre : Tim au cœur d'or

    Autrice : Olivia Quetier

    Le Lys Bleu Éditions - 16 mai 2018
     

     

    L'histoire : 

    Dans une petite ville de Lozère, Tim cherche des repères. Après deux redoublements au collège, l'adolescent de seize ans sait enfin ce qu'il veut : aller au lycée, passer son bac et entrer à l'école des Beaux-Arts. On dit de lui qu'il a un don pour le dessin. Ses amis aiment ses œuvres, certains profs le soutiennent. Seuls ses parents semblent ne pas s'intéresser à son avenir : entre un père mutique et une mère alcoolique, Tim doit se débrouiller seul. Il va faire preuve d'une grande détermination pour refuser l'orientation en BEP et changer le cours d'un destin tout tracé.

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  • Depuis le début de la soirée, ils dansaient au milieu du salon, emberlificotés dans la musique, enchaînés par les notes, soudés l'un à l'autre en une valse unique. Assis dans le canapé, le garçon admirait ses parents qui tournaient, emmêlés et marbrés. Apparut alors une crème glacée bicolore, avec ses parfums préférés : sa mère, à la robe rouge framboise, son père au costume blanc vanille.

    Quand l'incident s'est produit, personne n'a rien compris. La jupe carmin s'est étalée au milieu des invités, dans un gémissement de surprise. La musique s'est arrêtée et un cercle s'est formé autour de la danseuse blessée. Elle s'est massé la cheville en affirmant d'une voix flûtée :

    — Vous voyez, Georges, mon équilibre n'est plus ce qu'il était. Il va falloir le faire réviser.

    La danse reprit sans eux. Incapable de poser son pied douloureux, elle décréta qu'il était l'heure de boire une coupe avec le sénateur.

    Au buffet, l'enfant s'approcha, chemise blanche immaculée, cheveux plaqués, nez levé. 

    — Que voulez-vous boire, mon chéri ? Un verre de jus de fruits ?

    — Une coupe de champagne serait la bienvenue, dit-il avec sérieux, une lueur d'avidité dans les yeux.

    — Tenez, faites-vous plaisir, lui répondit sa mère.

    Il trempa ses lèvres dans le nectar pétillant. Une grimace fugace laissa aussitôt place à un sourire éclatant.

    — Si je bois du champagne, c'est que je suis grand !

    — Vous l'avez toujours été, mon enfant. Dès votre premier cri, vous avez totalement empli mon cœur de maman. Vous êtes un géant.

    Le père et le sénateur trinquèrent. Jamais Louise n'avait fait si belle déclaration à son petit... pardon, grand... garçon.

     

    Texte écrit après avoir lu En attendant Bojangles d'Olivier Bourdeaut.

    Je vous invite à découvrir ce roman léger et amusant, sérieux et décapant, qui fait valser le rire avec la folie et twiste finalement vers la tragédie. Les premières pages sont offertes par l'éditeur sur son site : Finitude

     


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  • Titre : Nos vies comme des brindilles

    Autrice : Cathy Borie

    Auto-édition via Librinova - 6 octobre 2016
    245 pages pour l'édition imprimée
     
     

    Présentation : 

    « Nos vies comme des brindilles » essaie, à travers des épisodes de la vie de Rafaël, sur une période d’une cinquantaine d’années, de rendre compte de la fragilité humaine, de la difficulté à trouver un sens à sa vie, et de la frontière ténue qui existe entre l’enfant que l’on était et l’adulte que l’on devient.

     

    Mon avis :

    En février dernier, j'ai consacré un article à Cathy Borie suite à la lecture de deux de ses romans : Dans la chair des anges et De la poussière et du vent. Puis j'ai découvert Nos vies comme des brindilles.

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    Titre : L'eau de Rose

    Autrice : Laurence Martin

    Auto-édition via Publishroom - 12 mars 2018
    170 pages pour l'édition imprimée
     
    ♥ Coup de cœur ♥
     
     

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