• Lectures

     

    Je poste dans cette rubrique quelques chroniques de lectures, parmi les plus récentes. Je suis inscrite sur Babelio sous le pseudonyme de ZiaO.

    J'ai découvert en 2017 les auteurs indépendants. J'en lis de plus en plus. Vous pouvez retrouver ces chroniques en cliquant sur Indés dans le nuage de mots-clés à droite.

     

    Pour en savoir plus sur ce logo et l'auto-édition, rendez-vous sur L'évasion littéraire.

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    Chroniques publiées sur le blog :

     

    Bakowski, Solène Une bonne intention

    Borie, Cathy Dans la chair des anges | De la poussière et du vent

    Bouffanges Rodden Eiland | Petit tour d'horizon de ses écrits : ici

    Bourdeaut Olivier En attendant Bojangles

    Bregman, Charlie Vivement l'amour

    Dalaudier, Guillaume La mécanique des illusions

    Didierlaurent, Jean-Paul La fissure

    Higashino, Keigo | Chronique sur 3 romans policiers de cet auteur japonais

    Guillemaud, Lynda Les ombres de Brocéliande

    Lemaitre, Pierre Au revoir, là-haut (film)

    Martin, Laurence L'eau de Rose

    Martin, Tobias Dans les yeux de Julie

    Mathieu, Nicolas Leurs enfants après eux (prix Goncourt 2018)

    Nomain, Vanaly Sombrent les âmes

    Sebbel, Elisa - Le rocher (La prisonnière de la mer)

    Josef Schovanec - Je suis à l'Est ! (Savant et autiste : un témoignage unique)

    Josef Schovanec - De l'Amour en Autistan

    Sitruk, Anthony La vie brève de Jan Palach

     

    Bonnes lectures !

     

  • Il est des auteurs que vous rencontrez par hasard, sans savoir que vous allez, peu à peu, devenir accro à leur œuvre. Dans ma bibliothèque, Keigo Higashino fait désormais partie des auteurs à suivre.

     

    Tout a débuté par une couverture...

     

     

    Le titre, l'image, la mise en page et la quatrième de couv' m'ont donné envie de me plonger dans cette histoire étrange et lugubre :

    Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d’affaires absent, mère d’une fillette de trois ans qu’elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n’a aucun souvenir avant l’âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d’elle au berceau, faisant ses premiers pas…

    Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l'y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L'entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfant, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques...

     

    Voici ma courte chronique de l'époque (juin 2013) :  

    Un roman policier original : une femme enquête sur son passé, sa petite enfance dont elle n'a gardé aucun souvenir. Elle va visiter une maison dont son père lui a donné la clé, une maison perdue dans les montagnes qu'elle devra trouver grâce à un plan, et qui lui révélera bien des secrets...

    J'ai aimé le style de l'auteur. Le récit est vif, entraînant, et se lit très facilement.

    Une belle surprise !

    Depuis, c'est avec plaisir que j'emprunte un à un les romans policiers de cet auteur à la bibliothèque.

     

    Pourquoi j'aime les romans d'Higashino ?

    Il y a tout d'abord cette atmosphère indescriptible : une société japonaise tiraillée entre tradition et modernité, avec ses coutumes et ses excès. L'écriture paraît simple mais possède un rythme particulier, qui nous berce, nous guide, nous attire dans les méandres de l'histoire. Chaque roman a une thématique particulière, souvent liée à des questionnements techniques ou scientifiques : les années 80 et les évolutions de la société japonaise urbaine dans La lumière de la nuit, la botanique et les ipomées dans La fleur de l'illusion, le nucléaire et les risques d'attentat terroriste dans La prophétie de l'abeille...

    Et puis il y a les personnages, avec leurs noms aux consonances si proches qu'on si perd un peu (ce qui contribue au charme de la lecture), leurs caractères bien marqués, leurs défauts cachés qui se révèlent peu à peu, leurs relations troubles, leurs blessures intimes masquées par le respect des conventions sociales.

    Les enquêtes sont minutieusement organisées, à la manière d'un récit d'Agatha Christie. Le coupable ne sera révélé qu'à la fin du livre, après que chaque rouage ait été patiemment analysé et démonté. Les mobiles des crimes sont également surprenants.

     

    Mes 3 préférés : lumière, fleur et café

    Les ventes des romans d'Higashino atteignent au Japon le million d’exemplaires. Huit d'entre eux ont été traduits en français, édités par Actes Sud. À ce jour, j'en ai lu six.

    Voici le podium de mes favoris :

     

    1. En pole position, La lumière de la nuit, qui a accompagné mes vacances cet été :

     

    Ce roman est un pavé de 600 pages aux multiples personnages dont l'intrigue se déroule sur plus de 20 ans. À travers l'histoire de deux adolescents mystérieux qui deviendront des adultes à la personnalité complexe et manipulatrice, le Japon évolue et entre dans l'ère du numérique.

    Des premiers ordinateurs personnels aux cartes bancaires à piste magnétique, des jeux vidéos piratés sur cassettes aux premières ventes en boutique, du détournement de programmes par des étudiants passionnés à l'escroquerie bancaire à grande échelle, La lumière de la nuit est une enquête policière à rebondissements mais également une peinture sociale des métropoles japonaises, de Tokyo à Osaka.

     

    2. Médaille d'argent. Sur un sujet "botanique" et scientifique, La fleur de l'illusion, qui célèbre les ipomées, des fleurs adulées par les Japonais :

    Ce livre est un puzzle fascinant. Quels sont les points communs entre un grand-père tranquille assassiné à son domicile, sa petite-fille, un chercheur en botanique, un groupe de rock, une famille qui aime les ipomées, un couple agressé dans la rue par un homme fou brandissant un sabre, un policier ambitieux, son jeune frère étudiant dans le nucléaire et... un pot où pousse une mystérieuse fleur jaune ?

    Il faut attendre les dernières pages pour comprendre ce qui lie toutes ces histoires. Les indices sont dévoilés peu à peu, les questions affluent pour le lecteur... C'est déroutant, parfois. Mais on veut savoir la suite et on tourne les pages pour découvrir d'autres éléments.

    La fin est surprenante, et le titre du livre vraiment bien choisi.

     

    3. Enfin, grande amatrice de café, je ne pouvais clore ce top 3 sans y placer Un café maison, une histoire du quotidien, plus simple, linéaire, autour d'un meurtre à huis-clos :

    Le crime parfait existe-t-il ? Comment l'arsenic qui a tué Yoshitaka Mashiba a-t-il été versé dans la cafetière alors que l'homme était seul chez lui ? Deux enquêteurs vont tenter de dénouer les fils de cet empoisonnement.
    La femme de la victime, Ayané Mashiba, est un personnage intéressant, nuancé. Elle est à la fois attachante et inquiétante. Elle pratique le patchwork, une discipline rare dont l'évocation m'a rappelé l'excellent roman historique de Tracy Chevalier, La dernière fugitive.

    Avec une écriture agréable et précise, ce roman policier nous expose les hypothèses des policiers et leurs investigations. Toutes les pistes sont explorées, avec rigueur. Plongé dans l'enquête, le lecteur assiste aux étapes successives du raisonnement et le suspense augmente peu à peu... jusqu'à la révélation finale, incroyable à première vue mais cohérente. 

    Un café maison a obtenu le prix Naoki, un des plus prestigieux du Japon.

    * * *

    Avez-vous déjà lu un roman de Keigo Higashino ?

    Quels sont vos auteurs fétiches, ceux dont vous savourez chaque roman et que vous aimez retrouver régulièrement pour une lecture-plaisir ?

     


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    Titre : La fissure

    Auteur : Jean-Paul Didierlaurent

    Éditions Au diable vauvert - 2018

    328 pages

     

    Présentation de l'éditeur :

    Dernier représentant d’une entreprise de nains de jardin rachetée par une holding américaine, Xavier Barthoux mène une vie bien rangée entre la tournée de ses clients, son épouse, son chien et sa résidence secondaire des Cévennes. Mais quand il découvre une fissure dans le mur de sa maison, c’est tout son univers qui se lézarde… Animé par une unique obsession, réparer la fissure, il entreprend un périple extrême et merveilleux jusqu’à l’autre bout du monde.

     

    Mon avis :

    C'est un roman qui peut sembler léger au premier abord mais qui ne l'est pas. Un représentant en nains de jardin qui parcourt la France pour caser les nouvelles BN importées de Chine (comprendre Blanche-Neige), une épouse dévouée, une résidence secondaire à entretenir, un chihuahua, une voisine trop curieuse... autant d'éléments un peu loufoques qui nous aident à entrer avec bonheur et légèreté dans ce roman.

     

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  • J'ai découvert Josef Schovanec en avril 2016, avec la lecture de son autobiographie : Je suis à l'Est ! (j'avais alors rédigé une chronique que je viens d'importer sur mon blog).

    Voici maintenant un autre de ses ouvrages, que l'on pourrait qualifier de "roman", même si ce terme serait ici très réducteur. Ses personnages créés à partir d'anecdotes vécues nous entraînent dans le monde des personnes avec autisme, un monde baptisé par Josef Schovanec du joli nom d'Autistan.

     

     

    Titre : De l'Amour en Autistan

    Auteur : Josef Schovanec

    Editions Plon - Novembre 2015

    224 pages

     

    Présentation de l'éditeur :

    Une immense mathématicienne, un bidouilleur informatique de génie, une passionnée d'art, un lecteur compulsif, un clochard céleste, un professeur excentrique... Chacun amoureux des langues, des nombres, des livres, des ordinateurs ou des couleurs, en autant de portraits, de visages et de récits dont les fils noués par l'auteur composent un monde et élaborent cette histoire si particulière de l'amour. L'amour en Autistan, ce pays fictif peuplé de personnes bizarres.

     

    Mon avis :

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    Titre : Je suis à l'Est !

    Auteur : Josef Schovanec

    Editions Plon - Novembre 2012

    250 pages



    Présentation de l'éditeur :

    Le premier témoignage d'un autiste français qui a accepté de nous ouvrir les portes de son monde intérieur.

    "Je vis avec l'autisme", écrit Josef Schovanec, soulignant ainsi ce qu'il considère plus comme une qualité que comme un handicap. Ce voyageur passionné des civilisations anciennes maîtrise une dizaine de langues, est diplômé de Sciences Po et possède un doctorat en philosophie. [...]


    Mon avis (avril 2016) :
     

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    Titre : Leurs enfants après eux

    Auteur : Nicolas Mathieu

    Éditions Actes Sud - Prix Goncourt 2018

    425 pages

     

    Présentation de l'éditeur :

    Août 1992. Une vallée perdue quelque part à l’Est, des hauts fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a 14 ans, et avec son cousin, ils s’emmerdent comme c’est pas permis. C’est là qu’ils décident de voler un canoë pour aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. [...]

     

    Mon avis :

    S'il fallait qualifier ce roman en deux mots, je dirais que c'est du Zola contemporain.

     

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