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    Comme promis, me voici de retour après 18 jours de... compétition. Ce mot me semble idéal pour parler du NaNo tant il s'agit là d'une épreuve sportive, véritable marathon d'écriture.

    J'ai installé sur le menu à droite un petit calendrier qui est complété automatiquement : en vert les jours où j'ai atteint l'objectif quotidien de 1667 mots, en jaune les autres jours, ceux où j'ai été moins courageuse. Ou moins disponible.

    Quand on travaille à plein temps, il est difficile de trouver le temps d'écrire chaque jour. Et encore plus difficile d'écrire 1667 mots (l'équivalent pour moi d'un chapitre entier). Alors je ruse, si j'ose dire. Samedi dernier, par exemple, c'était le 11 novembre, il pleuvait, j'étais au chaud à la maison, alors j'ai écrit toute la journée : plus de 5 000 mots. Ceci m'a permis de prendre de l'avance sur le compteur global et de relâcher un peu mes efforts mercredi, jeudi et vendredi.

    Bon, ça, c'est pour l'aspect numérique.

    Concernant le contenu et l'acte d'écrire, voici mon bilan :

    Écrire me fait du bien. J'aime être plongée dans cet acte de création, même s'il est difficile, même si certaines scènes ont dû mal à prendre forme, même si je ne suis pas toujours satisfaite de la qualité de ma prose. Je suis fière de relire le soir ce que j'ai écrit, en format epub sur mon téléphone, comme si c'était un vrai livre numérique.

    – Quand je n'écris pas, je pense, j'imagine, j'invente. Et j'ose. Et ça aussi, ça fait du bien. Sortir des sentiers battus. Pousser mes personnages dans leurs retranchements. Les laisser faire des choix inattendus. J'aime cette liberté totale, qui donne parfois le vertige.

    Mon livre se construit. J'ai écrit actuellement 40 chapitres, pour un total de près de 61 000 mots (dont 32 511 pour le NaNo). C'est un premier jet. Imparfait bien sûr. Inégal. Certaines scènes m'inspirent, d'autres me font transpirer. La mise en mots est parfois difficile. Mais j'avance, malgré tout. Parce que l'objectif numérique du NaNo me pousse à poursuivre, sans retour en arrière.

    – La phase de réécriture se profile. Et je conçois déjà des pistes d'amélioration, des points à retravailler pour donner plus de corps aux personnages, plus de détails aux actions, plus de couleurs aux décors. J'ai hâte d'y être. Peaufiner le texte pour aller vers MA perfection. La perfection absolue n'existe pas, on est bien d'accord. Il faut "juste" que le texte me plaise, qu'il soit le livre que j'aimerais trouver sur les rayonnages de ma bibliothèque, et conseiller à mes amis en tant que lectrice.

    Trouver un titre devient une obsession. Cela me rappelle l'approche de la naissance, quand on cherche un prénom pour l'enfant à venir. Je ne voudrais pas mettre au monde un livre anonyme. Alors je cherche, je cogite, je me triture les neurones. Et il m'est venu une idée. Un sondage. Ici. Bientôt.

     

    Alors je vous donne rendez-vous à la fin du mois pour le dernier bilan qui sera accompagné d'un petit sondage : quel titre préférez-vous ?

    Votre aide me sera précieuse.

     


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  • En ce mois de novembre, je participe au NaNoWriMo pour la première fois (cf. article ici).

    Huit jours se sont écoulés depuis le début du défi. Voici un petit bilan et mes premières impressions sur cette expérience :

    - J'ai écrit tous les jours. Avoir un objectif à atteindre chaque soir me motive énormément pour "m'y mettre". L'écriture est devenue une de mes activités quotidiennes.

    - J'ai écrit plus de 1667 mots certains jours, moins de 1667 mots d'autres jours, mais je réussis à atteindre chaque soir l'objectif total pour suivre la progression globale attendue (aujourd'hui il fallait atteindre 13 333 mots ; je suis à 13 463).

     

     

    - Mon manuscrit a bien évolué. J'ai fini le chapitre 21 et poursuivi la rédaction du premier jet en suivant le plan que j'avais élaboré en juillet. Je suis actuellement rendu au chapitre 29.

    - Le fait d'écrire tous les jours, d'être plongée dans un marathon d'écriture, a des conséquences inattendues sur l'imaginaire. Il arrive que je bloque un peu sur certaines scènes ; je ne suis pas très inspirée. Mais savoir que j'ai encore 300, 500 ou 1 000 mots à écrire pour atteindre mon objectif me pousse à me dépasser.  Je largue les amarres, je laisse ma créativité prendre le dessus, j'ajoute une péripétie imprévue, je conçois une idée nouvelle, je brode sur un détail... et j'avance.

    - Je m'autorise une seule relecture de chaque scène. Je corrige, j'ajoute quelques précisions, je reformule une ou deux phrases... et je passe à l'écriture de la scène suivante.

     

    L'expérience est donc plutôt concluante pour le moment. Je ne sais pas si je parviendrai à tenir ce rythme tout le mois mais je vais tout faire pour y parvenir.

     

     Je vous donne rendez-vous dans 8 à 10 jours pour un deuxième bilan. 

     


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  • Au revoir, là-haut

    Film d'Albert Dupontel

    Sorti le 19 octobre 2017

     

    Synopsis :

    Novembre 1919. Deux rescapés des tranchées, l'un dessinateur de génie, l'autre modeste comptable, décident de monter une arnaque aux monuments aux morts. Dans la France des années folles, l'entreprise va se révéler aussi dangereuse que spectaculaire.

     

    Mon avis :

    Vous avez peut-être lu le livre ? C'est un roman de 565 pages, publié en août 2013 aux éditions Albin Michel.

    J'avais écrit quelques mots sur le forum Partage Lecture, après l'avoir dévoré en juillet 2014 :

    J'ai beaucoup aimé ce livre, et surtout l'écriture de Lemaitre, sa façon de mettre en scène ses personnages, de décrire leurs relations sociales. J'y ai retrouvé l'ambiance que j'aime chez mon auteur classique favori : Emile Zola.
    Ce livre est un pavé, mais sa lecture "passe trop vite" si j'ose dire.
    Ce fut un grand bonheur de lecture, qui m'a donné envie de découvrir d'autres romans de Pierre Lemaitre.

     

    Pour les lecteurs, dont je fais partie, les adaptations cinématographiques sont souvent décevantes. Et il y avait ici un défi de taille : recréer cet univers haut en couleurs, tout en respectant la réalité historique.

    Eh bien, je dois avouer que j'ai été bluffée. Albert Dupontel livre ici un petit bijou, un film grandiose, où l'histoire dramatique de la première guerre mondiale côtoie sans choquer la fantaisie des personnages, digne des années folles.

    J'ai aimé la reconstitution du champ de bataille et des tranchées (j'ai entendu dire qu'elle avait été saluée par les spécialistes comme étant l'une des plus réussies qui ait jamais été faite). Le soldat Maillard, incarné par Albert Dupontel, subit sans se plaindre la hiérarchie, les ordres injustes, les combats, puis le difficile retour à la vie civile.

    Un acteur argentin, Nahuel Perez Biscayart, s'est glissé à merveille dans le rôle d'Edouard, un personnage complexe, qui fabrique des masques pour dissimuler sa gueule cassée. Il vit en marge de la société, dans un monde qu'il s'est créé, et nous entraine dans sa folie. Les décors, les lumières, les couleurs, les dessins et surtout la musique, se conjuguent pour créer un spectacle pétillant autour de ce personnage et de la petite fille qu'il a adoptée comme assistante et interprète.

    Il faut saluer la prestation de Laurent Laffitte, dans un rôle à contre-emploi, loin de ses comédies habituelles. Et la présence étincelante d'Emilie Dequenne.

    Ce film est une réussite, digne du livre. Moins détaillé, forcément. Mais qui se suffit à lui-même et amènera, je l'espère, des spectateurs vers la lecture.

    Et pour ceux qui ne veulent pas lire un pavé, sachez qu'une version en bande dessinée a été éditée en 2015.

     


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  • NaNoWriMo... sous ce nom barbare se cache un défi mondial tout simple : écrire 50 000 mots en novembre.

     

    NaNoWriMo : bandeau

    Image courtesy of National Novel Writing Month

     

    Écrire...

    Écrire un roman. Un nouveau roman, ou un roman déjà commencé que l'on veut poursuivre. Ou terminer.

    Écrire comme on veut : sur une feuille, un cahier, avec un clavier, sur traitement de texte ou à l'aide d'un logiciel d'écriture en ligne comme Scribbook que j'utilise avec plaisir pour ses multiples fonctionnalités.

    Écrire et partager ses progrès. Sur le site du NaNoWriMo, chacun met à jour son compteur de mots, au fur et à mesure de l'écriture... ou une seule fois, à la fin du défi. L'objectif est simple : 50 000 mots en 30 jours, soit 1 667 mots par jour en moyenne. Simple, mais impossible pour moi.

    Pourtant, j'ai décidé de participer à ce défi complètement fou. Je me suis inscrite sur le site sous le pseudo de Zia Odet et j'ai commencé à écrire ce matin.

    Pourquoi ?

    J'ai deux objectifs :

    - écrire plus régulièrement, c'est-à-dire m'obliger à avancer sur mes projets, sans regarder en arrière (le temps de la relecture-réécriture et des corrections viendra plus tard) ;

    - terminer mon roman (titre provisoire : Lisa) que j'ai abandonné en juillet au chapitre 21. Le plan est prêt et comporte 40 chapitres. Il ne me reste plus qu'à les écrire...

     

     

    En faisant du tri dans son appartement, Lisa retrouve des objets anciens et affronte un secret de famille qui la hante depuis l'enfance.

     

    Dans le menu du blog, à droite, j'ai inséré un compteur qui indique le nombre de mots écrits depuis le début du NaNoWriMo. Je me doute bien que je n'irai pas jusqu'à 50 000 mots mais si je réussis à passer la barre des 20 000, ce sera déjà formidable.

    L'essentiel pour moi est que mon projet de roman avance et que les phrases écrites soient correctes. Même si c'est un premier jet, je relis, je modifie, je peaufine ; il m'est impossible de balancer les mots comme ils viennent sans y revenir (un peu) à la fin de chaque séance d'écriture. J'ai toujours pensé que la qualité était plus importante que la quantité.

    Je pense qu'un défi numérique comme le NaNoWriMo ne modifiera pas ma façon de travailler... mais je vais peut-être me surprendre moi-même, qui sait ?

     Rendez-vous en décembre pour le bilan de cette nouvelle expérience. 

     

    PS. Si vous participez au NaNo, n'hésitez pas à m'ajouter parmi vos buddies (amis). Cela m'intéresse de voir la progression d'autres participants et de découvrir leurs projets de roman. 

     


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