• Sujet : le printemps

    Et en post-scriptum un p'tit mot spécial...

     

    Ronronnement sourd au bout du tunnel

    Près du quai s'arrête un serpent d'acier

    De tristes fourmis grises s'amoncellent

    Dans les wagonnets sans se regarder

     

    Bientôt le reptile émerge en plein air,

    Le soleil chauffe sa peau argentée

    Dans ses boyaux un homme solitaire

    Contemplant le ciel se met à rêver :

     

    Parcourir la ville et flâner à pied,

    Quitter le métro pour la liberté,

    Découvrir les rues, les parcs, les allées,

    Aller chez Lulu pour boire un café.

     

    Le printemps fleurit et donne à Paris

    Un souffle nouveau, un p'tit air rétro.

     

    PS. Mon blog a 3 mois aujourd'hui. Il compte 23 articles et 199 visiteurs. Merci à vous tous qui êtes venus me lire. J'espère que vous continuerez à passer par ici de temps en temps.

    En parallèle des textes courts, je poursuis l'écriture de l'histoire de Lisa (voir ICI). Ce devait être une nouvelle, ce sera un roman. J'ai déjà écrit 10 chapitres, près de 72 000 signes, et je m'attache de plus en plus aux personnages. Je posterai bientôt des extraits sur le blog.

     


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  • Voici un texte que je lirai à mes élèves à mon retour en classe demain matin. Ensuite, ils écriront à leur tour pour raconter ce qu'ils ont vécu ce jour-là.

     

    Sujet : mardi 14 mars

    Comme tous les jours, je suis arrivée à l'école à 8h. Je suis allée en salle vidéo pour vérifier que le film sur la révolution industrielle que j'avais mis sur ma clé USB passait bien sur la télé. Puis j'ai fait les photocopies du questionnaire.


    À 8h20 je suis sortie dans la cour pour aller ouvrir le portail. En marchant, j'ai eu subitement mal au ventre. J'ai discuté quelques minutes avec les autres enseignants. Je ne parlais pas beaucoup car j'avais de plus en plus mal.


    Je suis retournée dans la classe pour prendre un comprimé de paracétamol. Il me fallait un verre d'eau alors je suis montée en salle des maitres. Arrivée à l'étage, la sonnerie a retenti. J'avais tellement mal que j'ai cru que j'allais faire un malaise. J'ai avalé le médicament et j'ai demandé à la maitresse de CE2 de prévenir les autres pour qu'on s'occupe de mes élèves. Je me suis assise sur une chaise et j'ai essayé de respirer doucement pour me détendre. J'avais mal et j'avais peur. Je me disais qu'il allait peut-être falloir appeler le SAMU pour qu'on m'emmène à l'hôpital.


    Isabelle est arrivée. Elle m'a rassurée et m'a proposé de m'allonger. Elle est allée chercher un petit matelas et m'a installée dans la salle de Valérie. Puis elle m'a rapporté mon téléphone que j'avais laissé dans la classe, en m'annonçant qu'une remplaçante était arrivée. J'étais soulagée de savoir que mes élèves n'étaient plus seuls.


    Je me suis reposée et la douleur a diminué. Mais elle était toujours là et je voulais savoir ce que j'avais, alors j'ai pris rendez-vous chez le médecin. À la récréation, je suis passée dans la classe prendre mes affaires, j'ai discuté deux minutes avec la remplaçante et je suis partie.


    Le médecin n'était pas inquiet. Il m'a donné des médicaments contre la douleur, m'a dit de me reposer et que ça allait sûrement passer. C'est ce que j'ai fait. Mais le soir, malgré le traitement, la douleur était toujours là. Elle était constante et m'empêchait de rester debout trop longtemps. Je marchais avec difficulté. Je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit-là.


    Le mercredi matin, j'avais toujours mal et j'étais épuisée alors je suis retournée chez le médecin. Il a vu que je souffrais alors il a pris plus de temps pour m'ausculter. Puis il m'a dit qu'il pensait savoir ce que j'avais. Pour vérifier s'il avait raison, je devais aller passer un examen à l'hôpital.


    Quelques heures plus tard, je suis donc allée au CHU. On m'a fait une échographie pour voir ce qui se passait dans mon ventre. Le diagnostic de mon médecin a été confirmé : une boule qui était dans mon ventre (on appelle ça un kyste) avait beaucoup gonflé et s'était rompue, en libérant du liquide et du sang. Le liquide s'était répandu, ce qui avait créé une inflammation (une inflammation c'est quand ça devient rouge et douloureux, comme le genou d'un enfant qui se fait une plaie en tombant dans la cour). Comme l'inflammation était à l'intérieur de mon ventre, on ne pouvait rien faire. Juste prendre des médicaments pour avoir moins mal et attendre que ça cicatrise tout seul. J'étais rassurée de savoir que ça n'était pas grave. Je suis rentrée chez moi et je me suis reposée jusqu'à la fin de la semaine. La douleur a fini par disparaitre.


    En classe, j'ai été remplacée. Mes élèves ont travaillé sans moi.

    Mais je suis déçue d'avoir manqué la journée du 14 mars, cette journée si importante pour eux : leur premier contact avec le collège.

     

    [J'évoque rarement ma vie personnelle avec mes élèves. Mais là, il me semble important de leur expliquer pourquoi leur maitresse, qui était présente à 8h20, a ensuite disparu pour ne plus revenir de la semaine. Ce mardi 14 mars, il y a eu une rencontre de badminton avec une classe de sixième, puis les élèves sont allés manger tous ensemble au self du collège. J'ai hâte de découvrir leurs textes sur cette journée si particulière.]


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  • Écris une poésie sur la pluie.

     

     

     

     

     

     

     

    Entre ciel et terre

     

    Pluie du nuage

    Jaillit

    Pluie sur l'arbre

    Atterrit

     

    Pluie sur les feuilles

    Rebondit

    Pluie sur la fleur

    Rafraichit

     

    Pluie sur le bois sombre

    Fuit

    Pluie les racines

    Nourrit

     

    Pluie sur le gazon

    Sautelle

    Pluie dans la terre

    S'amoncelle

     

    Pluie deviendra

    Phréatique

    Ruisseau clair

    Plaine aquatique

     

    Et retournera

    Au ciel

    Dans une danse

    Éternelle

     

     


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  • Écris le résumé du livre "Le petit napperon rouge"

    C'est l'histoire d'une petite fille, d'un loup et d'une grand-mère.

    Un dimanche, la petite fille va chez sa grand-mère pour lui porter un pot de beurre et la galette (l'argent). Dans la forêt, elle s'arrête pour cueillir des fraises des bois parce qu'elle adore ça.

    Soudain, elle rencontre un loup qui aime, lui aussi, les fraises des bois. Ils discutent tous les deux. Le loup se révèle être végétarien, douillet, fumeur, dépourvu de sens de l'orientation, peureux... et blessé. Il a une entorse. La petite fille décide de l'emmener chez sa grand-mère pour qu'il se rétablisse.

    La grand-mère, qui a fort caractère, s'occupe du loup. Elle l'héberge, le nourrit et le fait travailler. Il reprend peu à peu des forces et retrouve confiance en lui.

    Le jour où le séjour du loup se termine, la petite fille vient fêter le départ. En arrivant, elle est surprise de voir des gendarmes devant la maison : ils surveillent l'intérieur en regardant par la fenêtre. Ils lui disent que le loup a dévoré sa grand-mère car il est allongé dans le lit. Il y a un napperon plein de sang par terre dans la chambre.

    Bientôt, une tornade de coups s'abat sur eux. C'est la grand-mère, bien vivante... et très fâchée qu'ils aient écrasé ses salades ! Elle a couché le loup dans son lit parce qu'il s'est fait mal en tombant. Après avoir ramassé des fraises des bois, il est entré en passant par la fenêtre pour faire une surprise et s'est étalé dans la chambre. Le petit napperon rouge contient en réalité du jus de fraise, comme peuvent le constater les gendarmes quand la grand-mère les oblige à goûter.

    Finalement, les gendarmes s'excusent et repartent. La grand-mère, le loup et la petite fille sont enfin réunis autour d'une tarte aux fraises des bois. Ils sont devenus amis et ne veulent plus se quitter. Alors, le loup décide de prolonger son séjour, pour le plus grand plaisir de tous. C'est si doux, une tête de loup !


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