• "Nos vies comme des brindilles"

    Titre : Nos vies comme des brindilles

    Autrice : Cathy Borie

    Auto-édition via Librinova - 6 octobre 2016
    245 pages pour l'édition imprimée
     
     

    Présentation : 

    « Nos vies comme des brindilles » essaie, à travers des épisodes de la vie de Rafaël, sur une période d’une cinquantaine d’années, de rendre compte de la fragilité humaine, de la difficulté à trouver un sens à sa vie, et de la frontière ténue qui existe entre l’enfant que l’on était et l’adulte que l’on devient.

     

    Mon avis :

    En février dernier, j'ai consacré un article à Cathy Borie suite à la lecture de deux de ses romans : Dans la chair des anges et De la poussière et du vent. Puis j'ai découvert Nos vies comme des brindilles.

    Première impression : la couverture. Ce visage multicolore m'a intriguée dès que je l'ai vu. Il me fait penser à un vitrail. L'homme a une bouche généreuse, un regard mystérieux et des moustaches noires presque félines.

    Le titre est également attirant. Je l'aime beaucoup.

    Le lecteur suit Rafaël pendant une partie de sa vie et assiste à son parcours, celui d'un homme ordinaire : études, rencontres, mariage, enfants... Il n'y a pas de grandes péripéties, pas de rebondissements. Il s'agit juste du quotidien, rythmé par le temps qui s'écoule et la succession des saisons.

    J'ai retrouvé avec bonheur l'écriture de Cathy Borie, qui nous emporte avec sa sensibilité habituelle. Chaque scène contribue à créer une atmosphère poétique emplie d'odeurs, de couleurs, de sons... Les personnages veillent à leur développement personnel : Rafaël pratique la sculpture, s'initie au yoga, part faire un séjour dans un centre isolé pour se recentrer sur l'essentiel. L'art est présent, et cela m'a rappelé Dans la chair des anges.

    Tels sont les points positifs de ce récit.

    Il est temps d'ajouter à cette chronique quelques bémols. J'ai trouvé ce roman moins réussi que les deux que j'avais lus précédemment, et ce pour plusieurs raisons :

    - Certaines ouvertures de chapitres sont un peu trop lentes à mon goût.

    - J'ai noté quelques soucis dans la concordance des temps, dans la chronologie.

    - Quelques phrases, très longues, comportent des éléments apposés qui alourdissent le style. C'est dommage.

    - Il y a des formules prémonitoires et je n'apprécie pas ce procédé qui me semble inutile, pénible, déséquilibré (le lecteur se retrouve dans une situation d'attente, qui m'a semblé décalée par rapport à la narration de l'histoire). Exemple : "Ce fut à l'issue de ces soirées que le drame eut lieu" (chapitre 19).

    Malgré ces petits détails, je reste charmée par le style et l'univers de Cathy Borie. J'aime sa sensibilité, cette capacité d'observer le monde et de créer des personnages qui nous ressemblent, de les accompagner dans les méandres de la vie, de les ouvrir au monde, à ses couleurs, à toutes ses facettes.

    La couverture du livre reflète avec justesse ce kaléidoscope.

     

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