• Dylan #6

    Après une semaine bien chargée qui ne m'a pas laissé le temps d'écrire, je reprends enfin l'histoire de Dylan. Le premier épisode est ici. Ce sont des premiers jets, écrits chacun en une seule séance, donc soyez indulgents sur le choix des mots et les éventuelles erreurs d'orthographe. Merci. 

     

    Quand Dylan ouvrit les yeux, il était sur un nuage : sa tête reposait sur un oreiller bleu ciel et son corps s'enfonçait dans un lit moelleux qui sentait bon la lessive. Il allait bouger pour se tourner sur le côté, quand il entendit des voix dans la pièce adjacente.

    — S'il te plait, Albert. Laisse-lui au moins le temps de se réveiller.

    — Tu sais bien qu'on n'a pas le droit de le garder ici.

    — Juste quelques heures. Ses parents le croient à l'école, de toute façon.

    Dylan regarda autour de lui. La chambre comportait de vieux meubles en bois foncé, un gros tapis, et il y avait du papier rose sur les murs. La dame se remit à parler doucement :

    — Je t'en prie. Juste quelques heures.

    — Bon, on appellera cet après-midi. Mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne chose, ni pour lui, ni pour toi. Tu es si fragile.

    — Ne t'inquiète pas pour moi. Mon cœur a de l'amour à revendre depuis Gilles. Et ce petit lui ressemble tant !

    — Je me demande d'ailleurs comment il s'appelle.

    A ces mots, la porte s'entrouvrit. Dylan ferma vite les yeux. Il entendit des pas feutrés sur le tapis, puis il sentit une main douce et chaude se poser sur son front. Une odeur fraiche et fleurie envahit la pièce.

    — On dirait que la fièvre a baissé.

    A l'extérieur, une série d'aboiements furieux se fit entendre. Albert poussa un juron et sortit voir ce que le chien avait débusqué.

    La dame se leva et s'éloigna du lit pour aller regarder par la fenêtre. Dylan en profita pour ouvrir les yeux et la détailler. Elle n'était pas très grande. Ses cheveux blonds et bouclés comme ceux d'une princesse tombaient sur ses épaules rondes. Elle portait une jolie robe à fleurs.

    Elle revint vers Dylan et constata qu'il était éveillé.

    — Bonjour, comment t'appelles-tu ?

    Il lui répondit d'une voix timide.

    — Tu es tombé dans la forêt, tu te souviens ? Repose-toi. Je vais préparer un bon repas qui te redonnera des forces.

    Elle le regardait avec des yeux comme il n'en avait jamais vus. Elle ajouta en souriant :

    — Je suis sûre que tu aimes la purée.

    Il acquiesça. Après avoir caressé sa joue d'un geste tendre, elle sortit de la chambre.

    Dylan se redressa, comme piqué par une aiguille. Assis au bord du lit, il réfléchit vite. Il devait partir avant qu'ils n'appellent ses parents. Si son père apprenait qu'il avait raté l'école, il allait se prendre une rouste. Il chercha ses vêtements du regard. Rien ! Il était en slip et tee-shirt. Et puis, il y avait le chien qui aboyait dehors. Il devait être gros. Et méchant.

    Découragé, brûlant de fièvre, l'enfant s'affala sur le lit, en sanglotant. Sa tête tournait, sa cheville le lançait et son estomac criait famine. Il avisa un verre d'eau près du lit et l'avala d'un trait. Maintenant, il n'avait plus qu'une chose à faire : attendre le repas. Il se recoucha.

    Il sentait une présence, comme si on l'espionnait. Mais il n'y avait plus personne dans la chambre. Avant de sombrer dans un sommeil fiévreux, il vit une volute de vapeur multicolore s'envoler dehors, au coin de la fenêtre.

     

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