• Autres textes

     

    Textes divers et variés (micronouvelles, souvenirs, journal...)

  • Quelques mots, une réflexion personnelle sur le logement, les objets qui nous entourent et nos pratiques numériques... des sujets simples, qui nous concernent tous.

     

     Image : Erda Estremera sur Unsplash

    Acheter une maison

    Ce déménagement ne sera certainement pas le dernier. Mais qui peut dire quand aura lieu le suivant ? Pas avant seize ans, je l'espère. En 2034, donc. Il me semble parfois que la vie est faite de cycles. Seize ans, est-ce quatre cycles de quatre ans ? Nous verrons. Ce qui est certain, c'est que nous aurons bientôt un crédit immobilier à rembourser, un fil à la patte pour les seize prochaines années. Comme je l'avais déjà évoqué dans ce poème, nous avons pris une grande décision : mon compagnon et moi allons devenir propriétaires.

    Acheter une maison, c'est se mettre un fil à la patte, donc. Est-ce un choix délibéré : se lier pour ne plus être tenté de s'envoler ? C'est en tous cas un choix difficile à faire pour toute personne qui, comme moi, est adepte de la liberté. Il faut accepter de s'enraciner, de poser ses valises, de signer un contrat à durée indéterminée avec cette bâtisse qui va nous abriter.

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    — Je te laisse quelques instants, ma puce. Je vais préparer ton café.

    Elle s'éclipsa vers la petite cuisine de son deux-pièces. Restée seule, j'observais la tapisserie fanée, les meubles bien cirés et les pâles photos du passé. Ce salon était un sanctuaire, où jamais rien ne bougeait. Je m'y sentais en sécurité.

    Ma grand-mère revint bientôt, courbée sur une tasse fumante qu'elle posa sur la table. [...]

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    Édition du 4 août 2018

    Ce texte court, initialement publié sur le blog, a été sélectionné par Short Édition pour le Grand Prix du Court Automne 2018.

    Vous pouvez désormais le lire ici : Un café sans sucre

    Si vous votez pour mon texte, vous me permettrez de gagner des voix pour le  concours.

    Les 20 textes ayant reçu le plus de votes seront retenus pour la finale qui se déroulera du 31 août au 21 septembre.

     

    Image : Ella Jardmin sur Unsplash

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    Pour lire une autre micronouvelle, cliquez ici

     

     


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  • C'est le printemps... et les appels à textes foisonnent.

    Ayant mis un point final à mon roman (qui paraîtra en avril ou mai après les dernières corrections), je peux maintenant me consacrer à des projets ponctuels. Depuis quelques jours, j'écris une nouvelle que je compte proposer à l'Indé Panda, en attendant l'inspiration pour un court poème, dans le cadre du prix RATP. 

    Vous trouverez ci-dessous des liens et informations sur ces deux appels à textes... ainsi que sur trois autres concours, dont la date d'échéance approche.

    Vous avez envie d'écrire ?

    Lancez-vous un défi et participez !

     

     

     

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    14 février, 2h45

    Insomnie. Cette date me déprime. Aux journées d'inactivité, il faut maintenant ajouter les nuits sans sommeil. Impossible de dormir tant ça cogite dans ma tête. Ce que je craignais est arrivé. Je suis seul pour la Saint-Valentin.
    Ce n'est pas encore cette année que je vivrai une grande soirée romantique. Nous en avions parlé avec Axelle. Nous avions rêvé d'un dîner en tête-à-tête dans un restaurant trois étoiles, d'un fondant au chocolat épicé, d'une balade en amoureux sur la plage, main dans la main. Les vagues auraient salué nos pas. En quelques bonds, ma fiancée aurait pris le large pour virevolter devant moi. J'aurais admiré sa longue silhouette fine dansant sur le sable, cheveux au vent. Vive et pleine d'entrain, libre et imprévisible, comme toujours. Puis elle se serait réfugiée dans mes bras, les joues rougies par le froid, le visage illuminé par un de ces sourires taquins dont elle a le secret.
    C'est loupé. Pour cette fête des amoureux, je suis seul avec mon cafard. Bloqué ici, prisonnier de ma déveine. Les jours s'écoulent, mornes et monotones. Je deviens dingue sans adrénaline, sans action, sans Axelle.
    Cette pénitence prendra-t-elle bientôt fin ? Une mauvaise étoile, suspendue au-dessus de ma tête, s'obstine à me pourrir la vie. Mon père m'avait prévenu, mes potes mis en garde, mais je n'ai écouté personne et j'ai foncé droit devant moi. En plein dedans. Ça m'apprendra. Englué dans la pétole, auréolé de ma poisse légendaire, je croupis ici, impuissant. Mon voisin de galère a perdu la partie hier. Si près de la quille, c'est bête. Alors je m'accroche pour purger ma peine. Pas le choix.
    Mon quotidien, c'est d'attendre. Attendre l'heure du repas, le coucher du soleil. Espérer un appel pour tuer la solitude.
    De son côté, Axelle déprime et s'impatiente. Elle est trop fière pour l'avouer mais les fêlures de sa voix la trahissent. Ces failles me touchent et attisent mon envie de la revoir. Je veux respirer l'odeur de sa peau, goûter ses lèvres, plonger mon regard dans ses yeux azur. La serrer à nouveau contre mon torse et retrouver les formes de son corps. Je suis en manque. Cette journée va être la pire Saint-Valentin de ma vie, je le crains.
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    14 février, 12h10

    Le vent m'a réveillé à l'aube. Je m'étais endormi à la belle étoile. Lorsque le souffle tiède des alizés m'a caressé la joue, je me suis levé d'un bond, manquant de m'exploser le crâne contre la bôme. J'ai dansé comme un fou sur le pont. Puis j'ai hissé les voiles et mon bateau impatient a repris sa route. Le Pot-au-Noir n'est plus qu'un mauvais souvenir. Nous filons vers les Açores.
    Quand je l'ai appelée, Axelle a sauté de joie devant sa webcam. Dans ses yeux brillait une promesse : elle serait là pour m'accueillir à mon retour. Chaque seconde qui s'écoule désormais nous rapproche l'un de l'autre.
    Dernier au classement, peut-être. Le corps amaigri, les joues rongées de barbe, le visage buriné, sûrement. Mais je vais le boucler, ce tour du monde en solitaire. Pour elle.

     


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    Dans le cadre du prix Saint-Valentin 2018, j'ai publié deux œuvres sur Short Edition :

     

    - un texte court Amère Saint-Valentin

      Le 14 février, la solitude donne le cafard à certains hommes.

     

    - un poème La princesse et le dragon

      Petit clin d’œil aux contes de fée... pour un amour ardent.

     


    Tous vos avis sur ces deux textes sont les bienvenus (ici ou là-bas). 

     

    Édition de mars 2018

    Sur le site de Short Edition, vous pouvez lire les textes qui ont gagné : les lauréats

     


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